10 octobre 2009
C’est étrange comme la vie déroule et déroule de plus en plus vite. On se croise, on se rencontre, on s’apprécie, on rit, on pleure, on s’oublie, on ne s’oublie pas, on s’arrête, on ralentit, on accélère, on se pose des questions. Et un jour en se retournant, on se demande comment est-ce que l’on est arrivé là où l’on est.
Et s’il en avait été autrement?
9 octobre 2009
Les choses ne sont pas forcément devenues plus faciles. Il y a des vérités que je recherche encore, des questions qui subsistent. Il n’est pas rare que je reste le regard perdu dans un autre monde, à la recherche de réponses que je n’aurai peut-être jamais. Je chercher des vérités qu’il ne serait peut-être pas bon d’entendre. Est-ce mieux alors de ne pas les connaitre?
Faut-il se protéger à tout prix? Le hasard n’existe pas. 500 days of summer. Faut-il à tout prix fuir devant ce qui nous dérange ou nous fait peur? La fuite ne diminuera jamais la peur. Faut-il affronter ce qui nous fait peur coûte que coûte? Ecraser nos propres démons?
Il y a des vérités que je cherche encore.
31 août 2009
Comme le soleil nous tue, comme ses rayons nous semblent froids.
30 août 2009
Dans la nuit qui m’environne,
Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.
Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.
En ce lieu d’opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu’horreur et ombres
Les années s’annoncent sombres
Mais je ne connaîtrais pas la peur.
Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Et le capitaine de mon âme.
25 août 2009
Crier doucement, avec les yeux, défier le monde de comprendre ses douleurs, s’agiter intérieurement, tambouriner des deux poings contre sa cage thoracique. Renâcler, tomber, se relever, retomber et se re relever encore et toujours. Je ne suis pas malheureux. Tu es juste partie et j’aimerais simplement pouvoir te parler.
8 août 2009
On ne peut pas mesurer un rêve. On ne peut pas comprendre l’étendue infinie qui s’offre à soi quand le rêve prend forme au creux d’une cage thoracique. On ne peut pas mesurer un rêve, on ne peut pas mesurer une absence, on ne peut pas mesurer l’amour, on ne peut mesurer ni la peur ni la colère ou l’angoisse.
On ne peut pas mesurer un rêve d’enfant, on ne peut pas mesurer les paroles murmurées au creux de la nuit, on ne peut pas mesurer l’adrénaline d’un stade en ébullition. On ne peut pas mesurer un rêve et on ne le pourra jamais. Alors on ne peut pas mesurer la déception engendrée quand il ne se réalise pas.
Tout me manque. J’ai enterré mon maillot bleu ciel et blanc au fond de ma commode et je suis sorti de ma chambre sans me retourner. J’ai rangé les médailles, les paires de chaussures, le sifflet et le chronomètre. On ne peut pas mesurer un rêve ni l’immensité du désespoir quand ce même rêve se trouve anéanti. On ne peut pas mesurer la capacité qu’un être à pour se dépasser. On ne peut pas mesurer son coeur, on ne peut pas mesurer sa détermination ou son envie. On ne peut pas mesurer les sacrifices.
J’ai enterré mon maillot bleu ciel et blanc. Pour moi, c’est bien plus qu’un rectangle d’herbe, un ballon en cuir et des crampons en aluminium. Pour moi, c’était un rêve de plusieurs années. J’étais à ses portes et elles se sont refermées sur moi.
26 juillet 2009
Ensemble – Coeur de Pirate
« Un pirate c’est quelqu’un qui ne doit rien à personne»
Vite. Ici aussi il y a quelqu’un qui t’aime, qui a besoin de toi, de ta voix et de tes sourires. Ne me prive pas de toi. J’ai un petit coeur de pirate. A l’intérieur de moi-même j’ai crié « A l’abordage» et j’ai découvert que tu étais un vrai trésor. CoeurDePirate <3.
6 juillet 2009
Comme d’habitude, j’ai glissé mon pantalon, ma chemise et mes chaussures en cuir dans mon sac. Une habitude, l’espoir qu’un jour on m’appelle pour me donner une seconde chance. Et que je puisse la saisir.
27 juin 2009
Les petits bateaux de papier. Le ciel limpide. Le silence qui hurle un peu le matin. La brûme impénétrable. La petite boite d’asticots dans la cave. Le banc en pierre. La réserve des loups ou des bisons. La cueillette des girolles. L’omelette aux girolles. « Attention aux vipères sous les pierres!» . L’angoisse d’en rencontrer une. L’eau transparente. Le passage à niveau avec ses barrières rouges et blanches. C’était un peu tout ça les vacances avec toi.
Avec toi j’avais le droit à deux abricots chaque midi. Et tu m’as dit un jour, l’air tout triste comme si tu allais m’apprendre un grand malheur, qu’il fallait que je goûte aussi aux pêches, que c’était bon aussi, avec sa chaire tendre et sa robe rose-rouge. Et puis tu n’as pas eu de chance, le jour où le sel s’est ouvert par terre. Tu avais l’air d’une bien pauvre chose d’après moi, je ne me souviens pas très bien, j’étais bien trop petit. Mais tu sais, comme on en rit de cette histoire à chaque fois qu’on la raconte!
Et les quelques cartes que j’ai retrouvées dans ma boîte en fer avec les chats. Et même si tu n’es plus là, tu sais, merci pour tout ce que tu m’as laissé.