On ne peut pas mesurer un rêve. On ne peut pas comprendre l’étendue infinie qui s’offre à soi quand le rêve prend forme au creux d’une cage thoracique. On ne peut pas mesurer un rêve, on ne peut pas mesurer une absence, on ne peut pas mesurer l’amour, on ne peut mesurer ni la peur ni la colère ou l’angoisse.
On ne peut pas mesurer un rêve d’enfant, on ne peut pas mesurer les paroles murmurées au creux de la nuit, on ne peut pas mesurer l’adrénaline d’un stade en ébullition. On ne peut pas mesurer un rêve et on ne le pourra jamais. Alors on ne peut pas mesurer la déception engendrée quand il ne se réalise pas.
Tout me manque. J’ai enterré mon maillot bleu ciel et blanc au fond de ma commode et je suis sorti de ma chambre sans me retourner. J’ai rangé les médailles, les paires de chaussures, le sifflet et le chronomètre. On ne peut pas mesurer un rêve ni l’immensité du désespoir quand ce même rêve se trouve anéanti. On ne peut pas mesurer la capacité qu’un être à pour se dépasser. On ne peut pas mesurer son coeur, on ne peut pas mesurer sa détermination ou son envie. On ne peut pas mesurer les sacrifices.
J’ai enterré mon maillot bleu ciel et blanc. Pour moi, c’est bien plus qu’un rectangle d’herbe, un ballon en cuir et des crampons en aluminium. Pour moi, c’était un rêve de plusieurs années. J’étais à ses portes et elles se sont refermées sur moi.
« Prev:Si tu n’es pas avec moi, tu es trop loin. Away from the sun:Next »
18 août 2009 9 h 44 min
Tu sais, je ne comprends pas toujours tout, et je suis sûrement loin de comprendre l’importance que ça a pu avoir et l’influence de tout ça qui demeure encore maintenant. Mais même sans comprendre tout à fait, je reste persuadée qu’il faut que tu passes à autre chose, que tu te crées d’autres rêves en somme, d’autres raisons d’y arriver. Car crois-moi, il y en a et il y en aura toujours.